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Portrait de LOWIE

Patrick LOWIE

Belgique

contributions

Patrick Lowie, auteur d'une vingtaine d'ouvrages publié dans de nombreux pays, est un écrivain belge né à Bruxelles en 1964. Il a également été éditeur (Sortie de Secours, Biliki, P.A.T., Onze), a monté des pièces de théâtre au Maroc, au Portugal, au Brésil et en Belgique. Il est actuellement directeur du développement de scénarios dans une société de production norvégienne à Casablanca. Le texte Portrait onirique de P.P. Pasolini est le 240ème portrait onirique de la série Next (F9) à lire sur le site http://www.Next-f9.com et publiée dans deux recueils : Next (F9), 111 portraits oniriques et Next (F9), 66 autres portraits oniriques. Il est membre de l'Association des écrivains belges de langue française (AEB). Il est également traducteur italien/français.

Contributions

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Été 2025

Portrait onirique d’Olga Vaz

Les Tesla fondent en silence dans le désert, le golfe du Mexique asséché par une malédiction, pendant que des âmes fébriles s’écoulent dans les fissures d’un quotidien chaotique. Sous le ciel d’un bleu névrosé et impossible, les cyclistes édentés et sans jambes continuent leur course effrénée vers un horizon qui recule devant rien et à chaque respiration.

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Hiver 2024

Portrait onirique de Suzanne Roussi

Dans la pénombre d’une chambre jaune fleur de soufre, Aimé Césaire dort profondément. Ses paupières frémissent, agitées par les images d’un rêve intense. À ses côtés, Suzanne Roussi est allongée sous une belle couverture madras, les yeux grand ouverts, fixant le plafond qui semble onduler doucement comme les vagues d’une mer perdue ou oubliée. 

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Été 2024

Portrait onirique de Jiddu Krishnamurti

Jiddu Krishnamurti, avec sa sagesse infinie, posa un regard bienveillant sur moi, comme s’il reconnaissait en moi un compagnon de voyage sur le chemin de la connaissance de soi. Nos échanges, bien que fugaces dans le temps, résonnèrent dans mon cœur longtemps après que le rêve eut pris fin, laissant derrière moi une empreinte indélébile d’inspiration et de compréhension. 

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Automne 2023

Portrait onirique de Basquiat

I am not a black artist, I am an artist, me glisse Jean-Michel Basquiat dans l’oreille, puis il se marre comme un sale gosse, de ceux que j’adore. On se balade comme deux potes, bombes à la main, dans les couloirs d’une école à New York, à l’exposition d’enfants irradiés pour traiter la teigne, qui sont restés enfants et qui ont maintenant le cancer du cerveau. 

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Été 2023

Portrait onirique d’Hypatie d'Alexandrie

C’était une autre époque, en ces temps-là, aucune distinction n’était faite entre les mathématiques et la numérologie, entre l’astronomie et l’astrologie, me rappelle un homme. Et je m’entends dire, à moitié éveillé: quelle époque, de quelle époque parlez-vous? Ce que je comprends, c’est qu’écrire ces portraits crée un lien entre toutes ces magnifiques personnalités et entre toutes ces sciences qu’on ne mélange plus. 

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Hiver 2023

Portrait onirique de Marielle Franco

Dans le rêve, j’entends en écho : bien que nous puissions gagner des salaires plus bas, être reléguées à des postes inférieurs, travailler trois fois plus, être jugées pour nos vêtements, subir des violences sexuelles, physiques, psychologiques, être tuées quotidiennement par nos partenaires, nous ne serons pas réduites au silence : nos vies comptent ! Il s’agit de douces voix qui murmurent, de lèvres rouges taguées sur les murs en briques, de cœurs papillons par milliers, de couleurs plus nombreuses que sur toutes les palettes d’artiste. La voix se presse, haletante, elle crie les mêmes mots : nos vies comptent !

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Automne 2022

Portrait onirique, Pier Paolo Pasolini

Depuis plusieurs mois, un homme aux tempes grisonnantes m’accoste dans la rue. Plusieurs fois par semaine, il me dit : tout va bien dans la chambre 242 de l’hôtel Barceló ? Au début, je lui répondais que je résidais dans une chambre cosy dans un quartier chic à Casablanca et que je n’étais donc pas dans un hôtel. Mais inlassablement dès qu’il me voit il me répète la même chose : tout va bien dans la chambre 242 de l’hôtel Barceló ?

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