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L’équipage

Un esprit de bord

Quel que soit le titre du membre d’équipage, il n’induit aucune hiérarchie. Chez Edern, il n’y a pas de grade; seulement des responsabilités. Si une Aile propose un texte pour la publication, personne ne viendra discuter ce choix, et tout le monde contribuera au succès de l’aventure.

On pourrait croire que c’est un jeu; c’en est un, si l’on n’oublie pas que le jeu est sans doute l’activité la plus sérieuse qui soit et qu’il faut être humain pour oublier qu’on n’apprend réellement qu’en jouant…

Vincent Engel

Vincent Engel

Le perroquet

Vincent Engel a derrière lui une longue carrière d’écrivain, jalonnée par quelques succès de librairie, tels Retour à Montechiarro paru en 2001 aux éditions Fayard. 

Comme professeur de lettres à l'université de Louvain-la-Neuve, il a mis en place et dirigé, pendant 5 ans, une filière en création littéraire.

Parallèlement à cela, il a aussi une expérience de directeur de collection: il a dirigé la collection du Grand Miroir et la collection patrimoniale Espace Nord. Il dirige aujourd’hui la collection “Belgiques” chez Ker éditions, et la revue en ligne Marginales.

Il est un spécialiste et un praticien reconnus du genre de la nouvelle; en plus de “Belgiques” et de Marginales, il a dirigé pendant de nombreuses années le centre d’études de la nouvelle à l’UCLouvain, où il enseigne, et préside le jury du prix Renaissance de la Nouvelle de la ville d’Ottignies-LLN. Le genre de la nouvelle s’inscrit dès lors naturellement dans les outils des formations mises en place ici, et permettra des publications grâce auxquelles les nouveaux auteurs pourront se faire connaître.

Maha Smati

Maha Smati

La bosco

Maha Smati est la chargée de communication et de diffusion d’Edern Éditions. Elle a travaillé comme journaliste au sein de la rédaction web du Al HuffingtonPost Maghreb où elle s’est spécialisée dans les sujets culturels et sociétaux. Elle a également été coordinatrice de mise en édition et rédaction de la revue de photojournalisme GEOPOLIS Bruxelles.

Elle est spécialiste dans les littératures francophones, avec un intérêt particulier pour les francophonies maghrébines, arabes et africaines.

Kangni Alem

Kangni Alem

Le mécanicien

Kangni est éditeur, écrivain et universitaire au Togo. Son rôle est d'ouvrir le projet à une francophonie africaine en y faisant entrer des auteurs à la recherche d'un éditeur qui innove. De plus en plus de jeunes auteurs africains ne se retrouvent pas dans les circuits classiques, et par ailleurs sont porteurs d'esthétiques jugées peu conformes aux règles établies. À bord d'Edern, ils auront une boussole.

Béatrice Bantman

Béatrice Bantman

Moby Dick

Ne pas voir dans Moby Dick une allusion à un quelconque gabarit, mais une déclaration. Déclaration d’amour à la baleine de Melville, aux grands romans et au voyage.

Voyage dans les univers: Béatrice a été médecin, journaliste au Monde et à Libération puis écrivaine. Voyage dans les genres littéraires: elle écrit des essais, des romans, des nouvelles. Voyage au sens littéral et voyage imaginaire: lire, relire, écrire et rêver aux pouvoirs de la littérature. Transmettre une vision du monde, assumer les parts d’ombre. Il allait donc de soi que, tout en écrivant, elle en vienne à découvrir, accompagner et défendre les auteurs qui savent faire danser les mots et briller les textes.


Rémi Bertrand

Rémi Bertrand

L'oriflamme

Rémi Bertrand accompagne les auteurs depuis vingt ans en menant, non ceux-ci en bateau, mais leurs textes à bon port. Romaniste formé à la création littéraire et à l’édition (Fayard, Gallimard, Autrement dit), il est coordinateur éditorial (De Boeck, Van In) et s’est lancé en parallèle dans l’accompagnement littéraire, avant d’embarquer chez Edern. Il est l’auteur de romans et d’essais ludiques, parus chez Points dans la collection “Le goût des mots” dirigée par Philippe Delerm. Lauréat du Prix Plisnier, il en a rejoint le jury.

Il affectionne les regards singuliers et les formes brèves du roman — au-delà de 200 pages, il suspecte le naufrage (sauf maestria de capitaine). “Coxyde, avant le grand large” avançait-on au sujet d’un roman de ce marinier installé à Mons (sans songer au port de plaisance tout proche). Mais le bateau amphibie, c’est une aventure. Écrire en eau douce ou littorale requiert une attention particulière et n’est pas sans danger. Rien de plus redoutable que la facilité. Les rapides n’ont d’intérêt que dans un sens — à contre-courant.

Véronique Biefnot

Véronique Biefnot

La vigie

Après une licence et une agrégation en Philologie romane à l'ULB et un premier prix au conservatoire royal de Bruxelles, Véronique  Biefnot a toujours mené de front ses trois passions: le théâtre, en tant que comédienne, auteur, metteuse-en-scène, costumière ou décoratrice; la peinture, allant du dessin de petit format, encres et aquarelles destinés à illustrer des romans jusqu'aux réalisation de très grandes peintures texturées habillant les scènes de théâtre; et enfin l'écriture avec 12 romans édités à ce jour( 7 écrits seule et 5 co-écrits avec Francis Dannemark), de nombreuses nouvelles parues dans la revue Marginales et quelques adaptations théâtrales.
Parallèlement à ces moyens variés de raconter des histoires, VB prête sa voix à de nombreuses comédiennes lors du doublage en français de films, séries, documentaires, livres audio et autres dessins animés; elle travaille régulièrement comme directrice artistique dans les mêmes studios de doublage et a animé des ateliers d'écriture..
Si l'écriture est un exercice solitaire, un bon compagnonage peut amener à se dépasser, à explorer des zones où on ne se serait pas aventuré...

Eric Brogniet

Eric Brogniet

L’astrolabe

Eric Brogniet a publié depuis 1982 une vingtaine de livres de poésie, parmi lesquels les récents Radical Machines; Bloody Mary: road movie pour Marylin Monroe ou Lumière du livre suivi de Rose noire; des essais, dont le monumental La lecture silencieuse: pour un lyrisme de l’expérience, et de nombreuses critiques littéraires (il collabore régulièrement au Carnet et les Instants). Il a fondé à la Maison de la Poésie de Namur, dont il a assuré la direction générale entre 2004 et 2014, après en avoir été le conseiller littéraire entre 1987 et 1999, la revue Sources et la collection d’anthologies Poésie des régions d’Europe (1987-2000 et 2004-2014). Directeur scientifique de colloques internationaux (Les ailleurs d’Henri Michaux; Les modernités poétiques, de Rimbaud à Cobra; Poésie et oralité; Paroles poétiques, paroles prophétiques? ; Poésie, réel, réalité), il fut aussi attaché, chargé de la politique du livre et de la lecture, auprès du Ministre des Arts, des Lettres et de l’Audiovisuel (2000-2004) et l’organisateur durant la Présidence belge de l’Union européenne en 2001 du colloque Une Europe de la création. Il dirige la collectionerOtik aux Éditions Le Taillis Pré. Il a été élu en 2010 à l’Académie Royale de Langue et de littérature françaises de Belgique.


© photo: Marianne Grimont.

Éric Brucher

Éric Brucher

Rackham

Éric Brucher (qu’on prononce comme de l’air ou de la chair) aime depuis longtemps promouvoir les auteurs et autrices belges: leur donner un peu d’air, justement. Pour Le Carnet et les Instants de la Promotion des lettres belges, ou comme chroniqueur radio (locale) durant dix ans. Puis, comme animateur de soirées-rencontres littéraires alliant mets et mots, en Brabant wallon (“Le Goût des lettres”). Enfin comme directeur de collection aux éditions du Sablon (Weyrich), où il a accompagné un certain nombre de textes vers leur publication (dont certains furent primés). Il est auteur lui-même, de romans (dont Colombe primé par l’Académie des lettres), de nouvelles et de contes, mais aussi librettiste et dramaturge: il aime toucher à tout.

Romaniste de l’UCLouvain, il est professeur de philosophie et lettres dans le secondaire, et désormais doté d’une longue pratique pédagogique. Ce qu’il aime, partout dans la vie: aider à déployer les ailes. En matière de textes, il veut être attentif aux voix et aux plumes. Puis la voile en mer, haute ou basse, il connaît aussi.

Benoît Coppée

Benoît Coppée

Le cap-hornier

Benoît Coppée porte un anneau d’or. À l’oreille droite. L’expression de ses fiançailles avec la mer. Un talisman qui préserve des naufrages et des noyades. Une protection pour les traversées longues et périlleuses. Un trésor qui peut être monnayé en cas de besoin. Un bijou réservé aux marins qui ont traversé le Cap Horn.

Son parcours en écriture est à cette image. 

Auteur professionnel depuis vingt-cinq ans, il écrit pour les adultes et les enfants. Il aborde de nombreuses formes d’écriture: conte, comptine, pièce de théâtre, roman, poésie, scénario de bande dessinée, chanson… 

Il accompagne des projets d’écriture au long cours. Il sait la difficulté de certains passages. Il voit dans la nuit. Il désigne merveilles et menaces. Là, aux Cinquantièmes hurlants, il protège les marins profanes et professionnels. Il précède et suit. Il contient. Il initie. Surtout, surtout, il aime. 

Le Cap Horn, il connaît.

Stanislas Cotton

Stanislas Cotton

Robinson

Comédien de formation, Stanislas Cotton a quitté les planches au début des années 90′ pour se consacrer entièrement à l’écriture, car son urgence était de dire le monde avec ses mots. Il est devenu une espèce de marathonien, auteur de près de septante pièces, aujourd’hui. Une petite trentaine d’entre elles ont été publiées par son fidèle éditeur Émile Lansman et portées à la scène. Primée de nombreuses fois, son écriture dramatique, poétique et politique, est appréciée sur plusieurs continents. Ajoutons à cela quelques romans, dont Le joli monde et Léa, l’été chez Murmure des soirs et La moitié du jour, il fait nuit, fraîchement réédité chez Edern éditions et disponible au comptoir de la Librairie corsaire.

Bruxellois d’origine et vivant dans la campagne romaine, ce Robinson, épris de liberté, voue aux étiquettes une aversion maladive. En matière artistique, la curiosité est une nécessité. S’il prend en main la collection consacrée au théâtre, c’est pour donner des ailes à de nouvelles plumes et confirmer les plans de vol des plus anciennes.

Amaury Dehoux

Amaury Dehoux

Le cartographe

Amaury Dehoux est docteur en littérature comparée de l’Université catholique de Louvain. Au cours de ses recherches, il s’est spécialisé dans l’étude du roman contemporain. Si, en bon comparatiste, il adore voyager entre les différentes littératures du monde, il reconnaît volontiers une prédilection pour les littératures francophones du Sud (Afrique subsaharienne et Caraïbes) et pour les littératures anglophones — Édouard Glissant et David Mitchell constituent ses deux boussoles sur le plan littéraire. Auteur de nombreux articles et de plusieurs monographies, il dirige la collection d’Edern consacrée aux essais et aux textes critiques. Son objectif est de promouvoir les ouvrages qui offrent une carte herméneutique des littératures mondiales et qui valorisent les fonctions anthropologiques et cognitives de ces littératures comme outils pour penser la société dans laquelle nous naviguons.

Bérengère Deprez

Bérengère Deprez

L'hauturière

Écrire? Pour transmettre à tout hasard quelque chose d’approximatif à quelqu’un d’incertain…

Née par hasard à Schaerbeek (Bruxelles) le 17 décembre 1960, Bérengère Deprez vit aujourd’hui entre le Brabant wallon et la Normandie (Seine-Maritime). Études de lettres, puis de journalisme. Le but est de techniciser son écriture, qu’elle juge trop littéraire, “pour arriver à se servir de sa langue maternelle comme un ingénieur se sert des mathématiques”. Éditrice scientifique (Presses universitaires de Louvain) et littéraire (Quadrature), elle est romancière (Le livre des deuils, Kilomètre 7, Le sablier du jour) et nouvelliste (Le vent syrien, Derrière moi) mais aussi essayiste spécialiste de l’œuvre de Marguerite Yourcenar (Du nageur à la vague, Marguerite Yourcenar et les États-Unis).

En résidence d’écrivain à l’Academia Belgica de Rome, recluse en plein hiver dans une maison isolée à la frontière sud du Québec, réfugiée dans un monastère cistercien, rivée à son Mac portable dans le minuscule appartement d’une station de sports d’hiver où elle n’est “pas venue pour skier”, Bérengère Deprez vit ses moments d’écriture comme on aime à le dire des stages de langue: en “immersion totale”. Tous ses projets tournent autour du livre.

Geneviève Genicot

Geneviève Genicot

La rose des vents

Geneviève Eva Genicot écrit, lit, cherche et voyage — ce qui peut-être revient au même.

Ce qu’elle fait de mieux, c’est mettre les mots dans l’ordre qui convient. S’intéressant à l’endroit, réel où rêvé, où se rencontrent des êtres qui n’avaient pas rendez-vous, elle a proposé les fictions Canicule chez MaelstrÖm, Sushi bar chez F de Phosphène, ainsi que des nouvelles dans Marginales. Ses poèmes explorent avec musicalité des sensations contemporaines où l’urbanité le dispute à la nature (en livres d’artistes et dans la Revue des Archers, Bacchanales, Voix d’encre, Papier machine… ou sous la forme de vidéopoèmes sur Youtube). Elle a composé des partitions dramaturgiques pour la compagnie Arts nomades. Elle performe ses textes en français, anglais, espagnol, seule ou avec le collectif de poétesses On se revoit très vite.

Romaniste et docteure en sciences politiques, elle a enseigné avec joie les sciences sociales et des disciplines littéraires à l’université. Elle propose aujourd’hui des ateliers d’écriture, pour développer l’imaginaire ou renforcer des compétences techniques.

Calligraphe amatrice, elle a aussi illustré et accompagné l’écriture de deux livres de Cathy Ko chez Gros textes, dont Maîtresse Poet Poet, prix de poésie jeunesse Joël Sadeler.


Photo © Arbresha Nushi

Evelyne Guzy

Evelyne Guzy

La fée clochette

Evelyne Guzy vit à Bruxelles. Après des études de journalisme et une agrégation – complétées plus tard par une formation à la recherche –, elle consacre l’essentiel de sa carrière à l’écriture et à la communication : auteur de brochures d’information sur des thèmes d’intérêt citoyen, éditrice, ghost writer à l’occasion, coach dans ses deux spécialités.

Elle a dirigé l’essai Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien (Préface de Pierre Mertens – Luc Pire, 2004).

Dans le domaine de la fiction, elle a publié une histoire urbaine, Bruxelles-les-Eaux (Maelström, 2010), un recueil de nouvelles, Belgiques. Ce qui reste quand on a tout oublié… (Ker éditions, 2023) et trois romans : Dans le sang (Bernard Gilson Éditeur, 2009), Le martyr de l’Etoile (Luc Pire, 2012) et La Malédiction des Mots (M.E.O., 2021). Les thèmes de la violence et de la mémoire traversent ses écrits.

Evelyne Guzy a contribué à des ouvrages collectifs et a assuré une chronique consacrée aux écrivains belges sur la radio bruxelloise BXFM 104.3. Elle collabore à la revue littéraire Marginales et a figuré dans l’avant-dernière sélection du prix Victor Rossel de littérature 2021 pour La Malédiction des Mots.

Laurent Herrou

Laurent Herrou

Le compas

Les racines de Laurent Herrou se partagent entre la Bretagne sud — celle des marins et de la Baie des Trépassés — et l’Océan Indien — Réunion et Madagascar. Il a vécu au bord de la Méditerranée, habite aujourd’hui une île sur l’Atlantique, à quelques centaines de mètres d’une plage qui regarde le continent américain. Des crayons de l’enfance à la plume de l’adolescence, des carnets au traitement de texte, il se voit comme un outil au service de l’écriture : la sienne, qui se décline entre autofiction et anticipation sur une vingtaine d’ouvrages à ce jour ; celle des autres, en rejoignant l’équipage d’Edern, son compas en poche pour cartographier la route qui mènera des mots au manuscrit, du manuscrit au livre.

Corine Jamar

Corine Jamar

La coq

Corine Jamar est l’auteure de six romans publiés aux éditions Fayard, NIL (Robert Laffont), Castor Astral, Grand Angle (Bamboo) et Zellige dont le fil rouge est très souvent l’intime. Ses livres suivent sa propre trajectoire et c’est très bien si elle-même s’y perd, finit par ne plus savoir ce qui est vrai de ce qui relève de la fiction. Ce qui ne l’a pas empêchée de concocter de vraies fictions dans ses nouvelles, ses livres pour la jeunesse ou ses BD. C’est peut-être un défaut mais comme en cuisine, elle n’aime pas suivre les recettes à la lettre, et préfère chercher. Expérimenter. Découvrir. Et laisser mijoter un texte. Pour écrire, on a le droit d’être impatient mais pas d’être pressé.

Jean-Pierre Legrand

Jean-Pierre Legrand

Le clandestin

Jean-Pierre Legrand a passé toute sa jeunesse à Beauraing en Famenne avant de rejoindre Bruxelles, l’ULB et sa faculté de droit. Ayant (trop) fugacement songé à bifurquer, il poursuit une carrière de juriste tout en trouvant ses joies intellectuelles les plus intenses dans sa passion pour la musique et la littérature.

Depuis quelques années, il collabore à la plateforme culturelle Les belles phrases, à la revue Que faire? et aux Rencontres littéraires de Radio Air Libre… 

Son projet: contribuer, avec son complice Philippe Remy-Wilkin, à l’essor d’une nouvelle collection d’essais consacrée notamment aux lettres belges. 

Patrick Lowie

Patrick Lowie

Le gabier

Après une longue carrière d'éditeur en Belgique, aux maisons d'édition Sortie de Secours, Le Paltoquet, Biliki et P.A.T., Patrick Lowie a levé l'ancre pour le Maroc où il s'est installé depuis 2019. Sous le pseudonyme du Rôdeur des Mers, ce gabier intrépide parcourt les flots houleux de la littérature francophone à la recherche de trésors littéraires, notamment mais pas exclusivement marocains, aux éditions ONZE. Romancier dans l'âme, il s'aventure avec audace à la découverte de textes profonds, surprenants ou mystérieux, peu importe leur origine ou leur notoriété. Pour le Rôdeur des Mers, seul le texte compte, qu'il soit roman époustouflant ou poésie envoûtante. Sa passion pour les belles lettres et son expérience d'éditeur chevronné en font un fin connaisseur, à l'affût des pépites encore enfouies. 

Du haut de son perchoir sur le grand mât, Patrick Lowie scrute l'horizon des lettres francophones, en quête de trésors à partager.

Jean-Luc Raharimanana

Jean-Luc Raharimanana

Le boucanier

Les territoires sensibles de l’écriture s’étendent bien au-delà de ce qui se donne à lire. Dans le silence des failles, traquer la lumière. Et perforer de sa seule marche les frontières qui délimitent les créations. Perforer les opacités. Perforer les censures. Perforer l’impuissance qui ferme les bouches. Rejoindre la faille à travers les lianes. Ramener les mots tenus de l’auteur, ou d’une plume, dans l’espace immense du lecteur, ramener les chuchotements et murmures dans le débat des mondes. Les voix multiples et singulières traversent notre temps et disent le monde, disent le rêve, disent le plaisir, disent les traumatismes. Les limites sont naturellement floues, alors il faut faire fi des genres imposés par l’édition actuelle, et contourner la prétention de l’écrit à délimiter le réel. Il faut aller au plus près du désir. Le désir d’écrire et de découvrir. L’édition interroge dans les pays africains, là où le papier est rare, là où le livre physique est un luxe, là où le manque de moyen assèche la lecture. Là, le numérique est une faille magnifique où pourront s’engouffrer les récits. Des textes inédits y existent en nombre conséquent, des projets d’écriture abondent mais sont abandonnés faute d’accompagnement. Des œuvres tombées en oubli, épuisées, parsèment l’histoire littéraire africaine. C’est une question de réédition, de redécouverte. D’autres récits en langues africaines ne sont pas traduits, le travail est immense, la faille est là. Le boucanier arpente les terres sans oublier les vagues qui frappent les falaises, fait signe aux corsaires, connait-il le chemin qui mène à la source?

Philippe Remy-Wilkin

Philippe Remy-Wilkin

Arthur Gordon Pym

Philippe Remy-Wilkin, qui aurait aimé traverser la Suisse dans un train au côté de Jung, est tiraillé depuis toujours entre des natures première et deuxième: sacralisation du bulletin et passion pour la fronde, attractions contrastées pour la proximité et le grand large, l’intimité et la trépidation, la solitude et le partage, la planification et le lâcher prise. Vers douze ans, il croise son idéal: Les extraordinaires aventures d’Arthur Gordon Pym, le roman maritime signé Poe et Baudelaire, conjuguent les plaisirs de la narration et de l’écriture, la tradition et la modernité, l’incarnation et le sur-réel.

Après l’université, il privilégie la liberté mais juxtapose trois vies pleines. Il a beaucoup publié (19 ouvrages, 400 articles) et expérimenté (commande, création, critique, jury, comité de rédaction, chroniques radiophoniques, gestion de page mémorielle, parrainage de salon, animation) et voit dans Edern la possibilité d’approfondir et de renouveler ses sillons, une table ronde vers laquelle guider des plumes chevalières. À son programme, lancer une collection d’essais sur les lettres belges.


(© photo: Pablo Garrigos Cucarella.)

Edith Soonckindt

Edith Soonckindt

La flibustière

Fière descendante de Jean Bart, ainsi que de Terre-neuvas, pêcheurs d’Islande et cap-horniers, Edith Soonckindt est née à Boulogne/mer mais ne sait pas nager (sauf en eaux troubles) C’est néanmoins une fille du Sud plus que du Nord, avec des origines corses, algéroises et maltaises. Les bijoux sur la photo sont bien évidemment un butin de guerre. 

Après avoir vécu en France, aux États-Unis, en Angleterre et aux Pays-Bas, elle a débarqué à Bruxelles par hasard et y est restée par curiosité. Elle s’y intéresse au monde, et aux gens. 


Diplômée en anglais et communication, elle a enseigné (le FLE) en universités, puis traduit de l’anglais — une quarantaine d’ouvrages, dont Le Chardonneret, Pulitzer 2014 — et parfois du néerlandais (surtout du sous-titrage pour la Warner); elle corrige aussi, et elle écrit (sans oublier de se corriger). Elle a publié une petite vingtaine d’albums jeunesse, une dizaine d’ouvrages pour adultes axés autour de l’identité, de la folie et de l’exil, ce qui serait presque plus honorable que chanteuse de rues, traiteur à domicile, caissière de cinéma (au Nova) ou téléphoniste rose (pour payer ses cours d’écriture). 

Pour faire oublier ces écarts, elle a aussi été journaliste littéraire, jury externe auprès du Centre National du Livre (Paris) pendant dix ans, et jury occasionnel pour le Prix des lecteurs de l’Express. Elle est par ailleurs lauréate du Prix de la Nouvelle de Radio France Internationale, et du Prix SGDL du Premier Roman (Paris). Un de ses éditeurs l’a surnommée “le Soulages de la littérature”. Elle aime Duras, la musique baroque, le chocolat noir et les jours de pluie. 


D’autres informations pertinentes, voire essentielles, sont à glaner sur le site à son nom, où elle accueille d’autres auteurs, et traducteurs, aussi. 



Photo © Daniel Meyers

Vanessa Veschinski

Vanessa Veschinski

Lady Read Ness

Romaniste de formation et chroniqueuse littéraire passionnée par les lettres belges, Vanessa est une véritable dévoreuse de livres et nourrit une insatiable curiosité envers tous les genres littéraires. Sa passion pour la littérature belge s’est développée au fil des années. Fascinée par la richesse et la diversité de la production littéraire de notre pays, elle partage cette passion via sa page Les Chroniques d’Oscar Ness.

En tant que dévoreuse de livres, sa soif de nouvelles histoires et de découvertes ne s’arrête jamais.

Aujourd’hui, elle met ses compétences et sa passion au service d’une maison d’édition soucieuse de réduire les impacts environnementaux liés à la fabrication des livres, d’accorder plus de liberté aux auteurs, d’accompagner les écrivains en herbe dans leur projet d’écriture.

Magali Vilain

Magali Vilain

Lady Marianna Guillonk

Magali Vilain est organisatrice d’événements culturels. Son crédo favori: l’enquête littéraire!

 

Fondatrice de Tancrède voyages littéraires, Magali est irrémédiablement passionnée de de géographie littéraire: la lecture permet à elle seule de “partir en imagination” dans n’importe quel endroit où l’on se trouve physiquement.

Irrémédiablement passionnée de littérature italienne, Magali organise des parcours inspirés de ses lectures en passant par leurs adaptations: au cinéma, en roman graphique, en série, en bande dessinée… 

 

Magali dirige l’antenne belge du réseau international Rencontre des Auteurs Francophones depuis 2022.

Yves Wellens

Yves Wellens

Frère-de-la-côte

Yves Wellens publie régulièrement depuis quasiment trente ans: prose (Le cas de figure, 1995 et 2014 pour l’édition dans une collection patrimoniale), contes (Contes des jours d’imagination, 1996), récits groupé en une unité de lieu (Incisions locales, 2002) ou consacré à une part de son enfance (Vert bouteille, 2014), nouvelles, romans (Épreuve d’artiste, sur le peintre Stéphane Mandelbaum, 2011; Cette vieille histoire, 2018), articles, préfaces et postfaces, contributions à des revues littéraires, à des ouvrages collectifs et à des catalogues d’exposition, dramaturgies pour une structure de théâtre (Théâtre et Réconciliation), correspondance: plus qu’une panoplie, un éventail.

Il s’est attaché, dans deux recueils de nouvelles (D’outre-Belgique, 2007; Zones classées, 2018, dans la collection Belgiques), à traiter et à explorer “la disparition de la Belgique” en tant que thème littéraire, propre à vérifier une série d’anticipations.

Il a été, et est, un collaborateur assidu de la revue Marginales, depuis sa reprise en 1998.

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