


Frédéric MOREAU de BELLAING
Belgique
contributions
Après des études de cinématographie et une expérience de 15 ans dans l’audiovisuel, Frédéric Moreau de Bellaing se consacre entièrement à la photographie.
Depuis 2017, il suis de près le quotidien des sans papiers et les errances des migrants.
Un regard à la fois intimiste et pudique,
Un indéfectible goût prononcé pour la lumière,
Et plus particulièrement le clair obscur,
Avec toujours au centre, l’humain et leur corps qui s’exprime.
Évoquer la sensation d’une rencontre,
Provoquer l’émotion chez le spectateur,
Pour soulever son indignation.
Battre en brèche les murs de plomb qui nous soumettent.
Et ouvrir la porte à la réflexion.
(projets exposés à VISA pour l’image, à Kanal, etc)
Contributions

graphique
Été 2025
Épuisement
L’accueil des Ukrainiens, épuisés, en mars 2022.
Et maintenant, fidèles à notre belle tradition, nous les lâchons comme nous lâchons les peuples qui souffrent partout autour de la planète, bien entendu, il y a l’indicible à Gaza, il y a le Soudan, il y a le Congo… Quand cela s’arrêtera-t-il?

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Automne 2023
AI - Aliénation de l'instinct
Phophotographier, c'est se laisser surprendre par l'inconnu.
Un inconnu non-calculable pour lequel n'existe aucune formule.
C'est une histoire de sensations dont le corps humain est l'interface sensible.
La mouche ressent, l'éléphant ressent, le chêne, lui aussi et, qui sait, peut-être, l'inerte même ressent-il le passage du temps.

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Été 2023
Ave Qatarsis, morituri te salutant
Catharsis : (grec katharsis, purification)
1. Pour Aristote, effet de « purification » produit sur les spectateurs par une représentation dramatique.
2. Toute méthode thérapeutique qui vise à obtenir une situation de crise émotionnelle telle que cette manifestation critique provoque une solution du problème que la crise met en scène.

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Hiver 2023
MNIM (My name is Nobody)
Au début de ce projet, il y a Vincent.
Suite à quelques gros déboires familiaux et professionnels, il se retrouve sans logement.
Lorsque je fais sa connaissance, il dort dans la rue depuis plusieurs mois déjà.
Nous discutons, nous fraternisons.
Dans les jours qui suivent, je l’accompagne.
En journée, il s’installe sur son coin de rue qu’il appelle son « bureau » et il y fait la manche.
Nous sommes là, bien en vue, Vincent sourit.
Pourtant, pas un regard ne se pose sur lui.
C’est comme s’il était invisible.
Ou, pire, comme s’il n’était plus qu’un objet abandonné, encombrant…





