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Publié le :

10 sept. 2026

Dernière mise à jour :

10 sept. 2026

Je te revois, père de Tahar Bekri ou le bruissement du silence

Il arrive un moment où les mots s’épuisent et où le silence commence à raconter.

Par Ahmed Mahfoudh - En lisant ce récit de Tahar Bekri, j’ai été saisi par une double coïncidence. D’abord, son père est comme le mien, cheminot de profession: nous avons dû affronter les silences de la maison de Bâb Souika, lorsque mon père partait en tournée d’inspection des gares des grandes lignes, sauf que ma mère comblait ces absences en nous racontant des contes autour  du Kanoun, le brasero, alors que les enfants Bekri étaient face au mutisme paternel. D’autre part, en lisant le récit de Tahar Bekri, je retrouvais le personnage d’un auteur sur qui j’ai travaillé ma thèse: Le Seigneur de Driss Chraïbi, aussi écrasant et aussi autoritaire «Si peu statue qu'il est dogme, si peu dogme que, sitôt devant lui, toute autre vie que la sienne, même le brouhaha de la rue vagi par la fenêtre, est annulé» qui impose le silence, exclusivement interrompu par sa parole, dans un refus total du dialogue. (Mais le Seigneur, comme le père de Bekri,  seront réhabilités, et leur autorité reconsidérée, érigée en sacrifice inévitable pour la semence future)...

Retrouvez la suite de l'article ici.


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